Elle s'appelle
Julie, elle a 14 ans, elle nous dis " j'écris parce que c'est une passion, quand j'écris j'ai l'impression d'être dans la peau de quelqu'un d'autre, je change d'univers... De galaxie... et c'est pour moi une façon de laisser mon esprit s'envoler, se libérer, grâce au mots." Elle a choisit le thème n°2. Voici son texte :
Elle marchait lentement, très lentement, peut être pour le narguer, l'ennuyer, ou comme elle le dirait plus familièrement l'emmerder... C'était naïf, et avec aucune méchanceté, juste comme ça. Ce qu'elle ignorait, c'est que ce soir là, serait le dernier qu'elle passerait avec lui. Cet homme, cet inconnu, son père. Il la regardait avec agressivité mêlée d'un dégoût très prononcé, cela faisait trois ans qu'il la regardait de cette manière; depuis le divorce, il ne la considérait plus comme sa fille, elle si était habituée. Ce soir là serait différent des autres, car il était en état d'ivresse.
Il lui demande d'arrêter trop méchamment, elle refuse, il insiste cette fois avec plus de puissance, elle continue... Il se lève, d'un grand bond du canapé, en état de fureur, les yeux fous, il la fixe, elle ne baissera pas les yeux, hors de question, ce serait avouer une faiblesse, montrer une faille, non surtout rester fière. Il s'approche, et sans un mot, lui prend les mains, lui serre les poignés de plus en plus fort, à lui en broyer les os. Elle se débat, tire, hurle, pour qu'il la lâche. Elle finit par se calmer. Se redresse, malgré sa chair qui la tiraille, ses tissus nerveux douloureux et sa peau rouge. Le regarde droit dans les yeux et lui dit d'une façon calme, sereine, mais avec haine : « Je te déteste ». Il la lâche, comme si le monde venait de s'effondrer sur lui et lui répond, avec une expression de dégoût : « ma pauvre fille ! ». A ce moment là précisément, elle se met à pleurer. Tout ce qu'elle n'avait pas pleurée depuis de nombreuses années, elle le sortie à ce moment là. Des secousses vint agiter tout sont corps, toute tremblante, elle commença à monter les marches en directions de sa chambre, chancelant. Elle prit sa valise, la remplit de tout ce qu'elle pouvait : habits, photos, souvenirs, livres, biblos... Tout, elle prit tout ce qui était en son pouvoir de prendre. Elle sentait une crise de tétanie montée, mais faisait tout pour ne pas céder. Elle prit un pull, enfila ses chaussures ; elle entendait déjà son père expliquer à sa petite s½ur, qu'elle n'était qu'une fille très, très méchante avec lui. Dans la nuit froide, de l'hiver, elle commença à marcher, lentement, elle se demandait comment des suites d'actions aussi brèves pouvaient engendrer, tout ça. Elle finit par appeler sa mère, n'ayant nulle part ou dormir, il s'agissait pour elle de la seule solution possible. Elle n'expliqua pas tout en détaille, mais sa mère de ses yeux bleus claires, remplit de tendresses, la comprenait déjà, et la rassura.